Chris Tabbart : “S’émerveiller des petites choses de la vie”

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Le Dernier Périple de Paulo est le dernier roman en date de Chris Tabbart. À l’occasion de sa sortie, prévue le 22 juin 2016, nous avons tenu à poser quelques questions à l’auteure à propos de cette nouvelle histoire, qui clame encore et toujours son amour pour la Provence au travers de ses personnages singuliers :

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Desbois éditeur : Ce roman donne une leçon de vie au lecteur : on peut vivre de peu, l’amour est essentiel, le bonheur est fait de petits riens, pour peu qu’on s’en donne les moyens. Est-ce également votre conception de la vie ?
Chris Tabbart : Tout à fait. D’ailleurs cela se retrouve dans tous mes romans. Le Dernier Périple de Paulo était mon tout premier roman, et sans doute cette idée de vie simple, de bonheur dans l’être et non dans l’avoir commençait à se dessiner.
Je ne pense pas que le fait d’accumuler des biens rend heureux. En revanche, savoir s’émerveiller des petites choses de la vie – un coucher de soleil, une libellule, une senteur de foin coupé –peut apporter un véritable bien-être.

Le Dernier Périple de Paulo (Chris Tabbart)

Desbois éditeur : Les personnages plongent énormément dans leur passé, chacun pour des raisons spécifiques ; pensez-vous que le passé d’une personne est essentiel à son présent et à son avenir pour avancer ?
Chris Tabbart : Bien sûr. Nous sommes façonnés par nos expériences, par notre vécu et par les gens que nous avons côtoyés tout au long de notre vie. Notre personnalité d’aujourd’hui est constituée d’un assemblage de choses passées que nous avons plus ou moins intégrées et digérées. Chaque rencontre importante a modulé notre être, quelquefois de façon à peine perceptible, quelquefois de façon beaucoup plus radicale, c’est d’ailleurs ce qui arrive à Paulo lorsqu’il rencontre Maria. Elle lui ouvre des horizons nouveaux, elle lui fait découvrir un monde qu’il ne soupçonnait pas. En cela elle transforme profondément sa personnalité.
Et c’est à la lumière de ces expériences passées qui constituent l’histoire personnelle de chacun, que nous appréhendons l’avenir. Notre futur est forcement déterminé par notre passé, puisque notre personnalité a été façonnée par lui. La psychanalyse d’ailleurs ne fait rien d’autre que chercher à guérir des maux du présent en soignant ceux du passé pour affronter l’avenir !
Desbois éditeur : Vous véhiculez un message d’espoir dans cette histoire ; d’où vous vient cette foi ?
Chris Tabbart : Bonne question ! Je n’en sais rien… Je ne suis pourtant pas d’un optimisme béat, loin de là même ! Mais j’aime écrire des choses gaies, des histoires qui, l’espace d’un moment, feront voir les bons côtés de la vie, car il y en a heureusement, qui apporteront à mes lecteurs – et à moi-même – l’espoir que tout n’est pas perdu, que quelquefois le bonheur est au bout du chemin. D’ailleurs, j’ai remarqué que c’est souvent lorsqu’on a perdu toute espérance, lorsqu’on est au fond du trou, qu’une petite lumière s’allume et nous fait remonter vers le soleil.